Colette
Ollivier-Chantrel
Artiste Peintre
Portraitiste
Fascinée par l’humain, très tôt impressionnée
par les toiles de Greco, Botticelli, Vermeer, Fini, Tanguy, Balthus, c’est
par la danse classique et les soins esthétiques qu’elle a d’abord
acquis les notions d’anatomie nécessaires à la représentation
des visages et des corps. Les cours d’optique d’un grand-père
physicien, l’enseignement d’un professeur de psychologie expérimentale
et la lecture, entre autres, de « L’œil et l’esprit » (Merleau-Ponty)
ont nourri, densifié un sens d’observation déjà fort
affûté. Comme l’artiste voulait maîtriser les techniques
des maîtres flamands, russes, français et italiens, l’artisane
continue d’étudier la chimie des enduits, des pigments et médiums
afin d’optimiser la tenue des couleurs à l’épreuve
du temps.
Excessivement poreuse à toutes les ondes émises par le monde
diurne, C. Ollivier-Chantrel a besoin du silence et de la solitude des heures
de la nuit pour traiter sur la toile les émotions reçues à la
lumière du jour.
Passionnelle et fantasque, elle substitue parfois l’onirisme au réel
sur des toiles dictées par un monde invisible qu’elle ne peut
pas nommer ; c’est là ce qu’elle appelle sa peinture
médiumnique.
Pudique et respectueuse de ce que l’alentour propose à son talent,
elle emprunte au réel un visage, une main, une silhouette, un objet qu’elle
isole, apprivoise, exagère et exalte jusqu’à ce que, enfin,
l’imaginaire survienne et s’empare du labeur pour en faire du bonheur.
Ainsi des portraits qu’elle exécute sur commande à partir
de plusieurs photographies et dans lesquels transparaît la légende
intérieure de chaque personnage.
Elle saisit de la vie un moment fugitif suspendu dans l’histoire qu’elle
ne relate pas mais que nos regards écrivent et, devant chaque toile,
nous restons immobiles, les yeux en équilibre. Par la touche invisible
et l’estompe des teintes, elle raconte l’absence, la promesse et
l’attente. Elle peint le silence.
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Confiance |

Fleurs de Véranda |

Soleillane |

Souvenance |

Tournesols |
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